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Image de couverture : Un bombardement israélien sur la bande de Gaza, le 16 novembre 2023. JACK GUEZ / AFP

  • L’armée israélienne a dit avoir trouvé, mercredi 15 novembre, « des munitions, des armes et des équipements militaires » appartenant au Hamas dans l’hôpital Al-Shifa de Gaza, où elle est intervenue militairement le jour même. « Nous avons la preuve que l’hôpital servait à des fins militaires et terroristes, contrairement aux lois internationales », a déclaré à la presse le porte-parole de l’armée, Daniel Hagari. De son côté, le ministère de santé de la bande de Gaza, administrée par le Hamas, a affirmé que l’armée israélienne « n’a[vait] trouvé ni armes ni équipement » militaire à l’hôpital, précisant ne pas autoriser la présence d’armes dans ses établissements. Il a ajouté qu’Israel aurait déployé des bulldozers dans l’hôpital.
  • La pression internationale s’accroît sur les opérations israéliennes autour de l’hôpital Al-Shifa. Le président américain, Joe Biden, a appelé mercredi Israël à être « extrêmement prudent ». Les Etats-Unis n’ont pas « donné de feu vert aux opérations de l’Etat hébreu autour de l’hôpital Al-Shifa », a affirmé le porte-parole du Conseil américain de sécurité nationale, John Kirby. Le président français, Emmanuel Macron, a pour sa part condamné « avec la plus grande fermeté » les bombardements d’infrastructures civiles. Peu avant, le Quai d’Orsay avait fait part de « sa très vive préoccupation ». De son côté, le Qatar, a réclamé « une enquête internationale » sur les raids israéliens dans les hôpitaux de Gaza, qualifiant l’opération à Al-Shifa de « crime de guerre ». Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a qualifié, mercredi, Israël d’« Etat terroriste ».
  • Le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est dit mercredi « relativement optimiste » quant à une prochaine libération d’otages détenus par le Hamas et a assuré avoir demandé à Israël d’être « extrêmement prudent » dans la conduite de ses opérations dans le principal hôpital de Gaza. « Je ne veux pas m’avancer, car je ne sais pas ce qui s’est passé au cours des quatre dernières heures, mais nous avons bénéficié d’une grande coopération de la part des Qataris », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre en Californie avec le président chinois, Xi Jinping.
  • Le chef de l’opposition israélienne Yaïr Lapid a appelé, mercredi soir, au départ du premier ministre Benyamin Nétanyahou sans attendre la fin de l’opération militaire contre les islamistes palestiniens du Hamas dans la bande de Gaza. « Nétanyahou devrait partir immédiatement. (…) Nous avons besoin de changement, Nétanyahou ne peut pas rester premier ministre », a déclaré M. Lapid dans une interview à la chaîne israélienne N12. « Nous ne pouvons nous permettre de mener une longue campagne avec un premier ministre en lequel la population n’a plus aucune confiance », a ajouté M. Lapid.
  • Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, Martin Griffith, a annoncé qu’Israël avait décidé de ne pas limiter le nombre de camions autorisés à entrer dans la bande de Gaza. Les Nations unies disposent d’environ 460 camions en attente à El-Arich, la ville égyptienne la plus proche du point de passage de Rafah vers la bande de Gaza. M. Griffith a aussi demandé que l’aide humanitaire puisse être acheminée sans interruption à Gaza, y compris par les points de passage avec Israël, dont celui de Kerem Shalom, dans le Sud, qui voyait passer plus de 60 % des camions pénétrant dans l’enclave avant le conflit.
  • Les Nations unies ont confirmé une première livraison de carburant dans la bande de Gaza. Un peu plus 23 000 litres d’essence ont été livrés, « mais leur utilisation a été restreinte par les autorités israéliennes, [et servira] seulement pour le transport de l’aide [humanitaire] », a déploré le patron de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza, Thomas White. Ce carburant n’est « pas du tout suffisant ». Selon M. White, cela équivaut à « la moitié d’un camion-citerne » et ne représente « que 9 % » des besoins quotidiens de l’agence pour « maintenir [ses] activités sauvant des vies ». « Avoir du carburant uniquement pour les camions ne sauvera pas davantage de vies », a, quant à lui, estimé le patron de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, car, « d’ici à la fin de la journée, environ 70 % de la population de Gaza n’aura pas accès à l’eau potable ».
  • Selon le gouvernement du Hamas, mercredi, environ 11 500 Palestiniens, dont 4 710 enfants, ont été tués dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre. En outre, 29 800 personnes ont été blessées.

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